Histoire du prophète Younes (Jonas)

Posté par alfiqh le 6 janvier 2010

  Prélude

Jonas est un des Messagers de Dieu.

Le crédo[1] musulman (al-‘aqîda) repose sur six articles de foi. La foi en Dieu, en Ses anges, Ses livres, Ses messagers, au jour du jugement dernier et à la prédestination.

Au vu donc du crédo musulman, la foi en tous les Messagers de Dieu est nécessaire à la foi musulmane et est incontournable.

Il est évoqué dans la tradition musulmane que Dieu a envoyé sur Terre trois cent quatorze messagers et cent vingt quatre mille prophètes. Le Coran ne cite qu’une trentaine d’entre eux.  Il insiste sur les messagers doués de fermeté tels : Adam, Noé, Abraham, Moïse, Jésus et Mohammed.

La différence entre un messager et un prophète, tient du fait qu’n messager, tout en étant prophète, est chargé de changer la législation (Asharî’a) du dernier messager avant lui. Tandis que les prophètes pérennisent la législation du messager qui les a précédés.

Dès l’aube de l’Humanité, Dieu envoya ses messagers, pour guider les hommes dans leur humanité. Adam fut le premier homme sur Terre et le premier messager. Depuis à chaque fois que les hommes s’oublient et ne se rappellent plus leur Dieu, Dieu s’empresse de leur expédier de nouveaux prophètes. Les prophètes jouent le rôle de médecins des âmes. Si ces médecins ne réussissent pas à guérir ces âmes, c’est que ces dernières sont trop corrompues. Le châtiment reste alors le dernier recours, et les prophètes en sont souvent, malheureusement, les annonciateurs. Mohamed étant, d’après le Coran, le dernier des messagers et des prophètes, est donc annonciateur de l’apocalypse (bien sûr après le sauvetage du plus grand nombre possible d’âmes).

Histoire de Jonas

Jonas est envoyé à Ninive en Irak, une ville de cent mille habitants. Dieu dit :

« Et l’envoyâmes ensuite (comme prophète) vers cent mille hommes ou plus. » Coran (Les rangées, 147)

Les habitants de Ninive étaient polythéistes. Jonas les invita à n’adorer qu’un seul dieu, le seul vrai dieu, Dieu. Ils refusèrent, comme refusent quasi systématiquement tous les peuples auxquels Dieu envoie Ses prophètes. Leur intransigeance leur value la colère du Seigneur des mondes, qui ne tarda pas à l’annoncer à Jonas. Ce dernier eût beau clamer haut et fort le châtiment prédit, son peuple persista dans son entêtement.

Quand le châtiment commença à devenir imminent, Jonas, désespéré de voir un jour son peuple se repentir, crut que Dieu ne lui tiendra pas rigueur s’il abandonnait sa mission, devenu pour lui intenable et quant bien ingrate.

« Et Zun-Nun (Jonas) quand il partit, irrité. Il pensa que Nous N’allions pas l’éprouver » Coran (Sourate Les prophètes, Versets 87)[2]

Entre temps, les premiers signes du châtiment annoncé, commençaient à pointer à l’horizon. Le peuple de Jonas s’éveilla alors de sa torpeur, aidé par tous les recommandations que lui avait faites son prophète auparavant.  Il recouvrit sa foi et demanda pardon et miséricorde à son Seigneur. Dieu exauça son appel :

« Si seulement il y avait, à part le peuple de Younes (Jonas), une cité qui ait cru et à qui sa croyance eut ensuite profité ! Lorsqu’ils eurent cru, Nous leur enlevâmes le châtiment d’ignominie dans la vie présente et leur donnâmes jouissance pour un certain temps » Coran (Sourate Jonas, Verset 98)[3]

Jonas fuyant, embarqua sur le premier bateau venu. Au cours du voyage, une tempête sans précédent se déchaina, mettant en péril la survie de tous. Les occupants du bateau se persuadèrent très vite qu’un des passagers était maudit. Il incombait, sans tarder, de le jeter à la mer s’ils ne vouaient pas périr tous. Jonas prit part au tirage au sort qui le désigna pour être jeté à la mer. Aussitôt débarrassé de Jonas, la tempête se calma et les passagers du bateau furent sauvés.

Jonas, quant à lui, fût avalé par un gros poisson. Mais, miracle, Dieu ordonna au poisson de ne pas déchiqueter son hôte et de le garder en lui, intacte jusqu’à nouvel ordre. Jonas, repentant, ne se lassa pas d’invoquer la miséricorde divine. Dieu, exauça ses vœux en guise de reconnaissance de sa droiture et de son dévouement antérieurs :

« Jonas était certes, du nombre des Messagers. Quand il s’enfuit vers le bateau comble, Il prit part au tirage au sort qui le désigna pour être jeté [à la mer]. Le poisson l’avala alors qu’il était blâmable. S’il n’avait pas été parmi ceux qui glorifient Allah, il serait demeuré dans son ventre jusqu’au jour où l’on sera ressuscité. » Coran (Sourate Les rangées, Versets 139 à 144)[4]

« Et Zun-Nun (Jonas) quand il partit, irrité. Il pensa que Nous N’allions pas l’éprouver. Puis il fit, dans les ténèbres, l’appel que voici : “Pas de divinité à part Toi ! Pureté à Toi ! J’ai été vraiment du nombre des injustes”. Nous l’exauçâmes et le sauvâmes de son angoisse. Et c’est ainsi que Nous sauvons les croyants. » Coran (Sourate Les prophètes, Versets 87et 88)[5]

Dans le verset ci-dessus, Dieu interpella Jonas par Zun-Nun, compagnon du poisson (Nun).

Cependant, l’eau et le sel ont dénué Jonas de sa peau, le rendant vulnérable au soleil et à la poussière de la terre. Après que Dieu l’accosta sur la terre ferme, Il fît pousser au dessus de lui un arbre muni de grandes feuilles qui le protégèrent dans sa nudité. Puis envoya paître une variété de brebis qui l’alimentèrent de leur lait, en plus des fruits de l’arbre qui l’ombrageait. Quand il fût guérit, il se rendit vers son peuple repenti et leur enseigna dans le détail les enseignements divins. Dieu dit :

« Nous le jetâmes sur la terre nue, indisposé qu’il était. Et Nous fîmes pousser au-dessus de lui un plant de courge, et l’envoyâmes ensuite (comme prophète) vers cent mille hommes ou plus. Ils crurent, et Nous leur donnâmes jouissance de la vie pour un temps. » Coran (Sourate Les rangées, Versets 145 à 148)[6]


 

 

[1] Credo : Religion chrétienne (Souvent avec une majuscule). Symbole des apôtres, contenant les articles fondamentaux de la foi catholique. Dire, chanter le Credo. Il est entré dans l’église au moment du credo, pendant la messe au moment où on récite cette prière.

Par extension, Apprendre son Credo, les éléments fondamentaux de sa religion (Catéchisme). Le Credo d’une religion. – Base, dogme, fondement. Des credos.

[2]﴿ وَذَا النُّونِ إِذْ ذَهَبَ مُغَاضِباً فَظَنَّ أَنْ لَنْ نَقْدِرَ عَلَيْهِ (87). (القرآن، سورة الأنبياء)

[3] ﴿ فَلَوْلا كَانَتْ قَرْيَةٌ آمَنَتْ فَنَفَعَهَا إِيمَانُهَا إِلاَّ قَوْمَ يُونُسَ لَمَّا آمَنُوا كَشَفْنَا عَنْهُمْ عَذَابَ الْخِزْيِ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَمَتَّعْنَاهُمْ إِلَى حِينٍ (98). (القرآن، سورة يونس)

[4] ﴿ وَإِنَّ يُونُسَ لَمِنْ الْمُرْسَلِينَ (139) ﴿ إِذْ أَبَقَ إِلَى الْفُلْكِ الْمَشْحُونِ (140) ﴿ فَسَاهَمَ فَكَانَ مِنْ الْمُدْحَضِينَ (141) ﴿ فَالْتَقَمَهُ الْحُوتُ وَهُوَ مُلِيمٌ (142) ﴿ فَلَوْلا أَنَّهُ كَانَ مِنْ الْمُسَبِّحِينَ (143) ﴿ لَلَبِثَ فِي بَطْنِهِ إِلَى يَوْمِ يُبْعَثُونَ (144). (القرآن، سورة الصافات)

[5]﴿ وَذَا النُّونِ إِذْ ذَهَبَ مُغَاضِباً فَظَنَّ أَنْ لَنْ نَقْدِرَ عَلَيْهِ فَنَادَى فِي الظُّلُمَاتِ أَنْ لا إِلَهَ إِلاَّ أَنْتَ سُبْحَانَكَ إِنِّي كُنتُ مِنْ الظَّالِمِينَ (87) ﴿ فَاسْتَجَبْنَا لَهُ وَنَجَّيْنَاهُ مِنْ الْغَمِّ وَكَذَلِكَ نُنْجِي الْمُؤْمِنِينَ (88). (القرآن، سورة الأنبياء)

[6] ﴿ فَنَبَذْنَاهُ بِالْعَرَاءِ وَهُوَ سَقِيمٌ (145) ﴿ وَأَنْبَتْنَا عَلَيْهِ شَجَرَةً مِنْ يَقْطِينٍ (146) ﴿ وَأَرْسَلْنَاهُ إِلَى مِائَةِ أَلْفٍ أَوْ يَزِيدُونَ (147) ﴿ فَآمَنُوا فَمَتَّعْنَاهُمْ إِلَى حِينٍ (148). (القرآن، سورة الصافات)

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